le schieve blog

Carnaval de labels

Yelyam

Agenda

Pias, Romance Moderne, Plynt Records, Teknologik, Holger Tracks, Meaksuma : ce sont des noms de labels, belges ou étrangers, qui présentent tous quelques uns de leurs artistes cette semaine à Bruxelles.

Cela veut donc dire que, si tu suis ce programme à la lettre, tu seras assuré de faire de nombreuses découvertes musicales. Six noms ! Six labels indépendants qui sont assez motivés et dont on dirait qu’ils se sont donné le mot pour venir enchanter nos oreilles dans un défilé carnavalesque !

[Mise à jour : J'apprends à l'instant que La Madame Avec le Chien est également un label... ce sont donc sept labels indépendants et non six, que nous pouvons découvrir !]

A une époque où les droits d’auteurs et de propriété intellectuelle sont au centre de débats sous la pression, entre autres, des majors, qui représentent plus de 70% de l’industrie du disque, un geste citoyen, anonyme, sans risque et plaisant peut être de simplement acheter un ticket pour aller à l’un ou l’autre concert.

Le Carnaval est d’ailleurs une très bonne excuse pour sortir masqué ! Ce qui m’a rappelée que les poussins sont en vacances… Mon agenda comprend donc un peu plus d’activités les concernant. Découvrons sans tarder ce que Bruxelles nous propose !

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Bénévole : une autre façon de vivre le Festival Anima

Yelyam

Appel, Cinéma, Evénements

A partir de cette semaine, le festival Anima réouvre ses portes à Flagey, comme chaque hiver.

La vie d’un festival n’est pas forcément facile et une bonne partie de l’organisation est possible grâce à l’aide de nombreux bénévoles.

Si vous êtes fans de films d’animation, que vous avez un peu de temps et que vous voulez intégrer  une chouette équipe pendant quelques jours, n’hésitez pas à les contacter pour proposez votre aide !

Je pense que je vais également les contacter, car j’ai l’habitude de bosser sur le Brussels Film Festival (en juin) où j’assure les présentations des séances et que cela me plaît toujours d’être dans les coulisses d’un festival !

 

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Bleu, Blanc, Noir

Yelyam

Agenda

Bleu, c’est pour la couleur du ciel dont nous profitons allègrement à travers les vitres, givrées par le froid. De mon Velux, j’ai une vue imparable sur ce bleu glace de ce février qui promet d’être long.

Blanc, c’est pour ces écrans blancs de saisons également : écrans de salles de cinéma où l’on se réfugie, la nuit tombée, profitant parfois des bras d’un compagnon pour s’endormir, parce que le film est trop ennuyant et nos nuits trop remplies.

Noir, c’est pour ces nuits d’hiver bien sûr, mais c’est aussi pour ces censures de la culture ou de la discussion et des idées que j’ai entrevues ça et là…

Ce sont ces affiches pour quelques films, jugées choquantes pour des raisons diverses et variées et donc censurées.

Mais la censure n’est pas toujours le fait des autorités. Pour preuve ce débat interrompu au sein de l’ULB, par des opposants aux idées discutées ce jour-là.

C’est aussi (même si je sympathise avec les idées de ceux qui se sont insurgés) un magazine de mode qui ne peut plus parler chiffons tranquillement. Paraît que le racisme est partout même dans la couleur de mes sous-vêtements.

Et je t’avoue que ce climat me fatigue. Climat où tu dois constamment faire attention à tout ce que tu dis ou écris. Au risque au mieux de te faire taper sur les doigts pour une malheureuse “faute” d’orthographe, au pire de heurter la sensibilité d’une minorité dont tu ne connaissais même pas l’existence.

C’est d’ailleurs ce qui est beau avec les minorités, c’est qu’elles sont minoritaires et tu peux passer à côté sans les voir, parfois même tu les écrases un peu sans t’en rendre compte…. (je crois qu’étant lue par peu de monde et mieux, ne nommant absolument personne, cette horrible phrase passera à travers les foudres des associations et censeurs de tous poils !)

Il y a fort heureusement, une minorité bruyante et sorteuse qui investit, tous les soirs, les rues de la ville, la tribu des Oiseaux de nuit. Quelques idées d’endroits où les trouver :

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Un peu d’Umanity au milieu de nos nuits

Yelyam

Agenda

© Benoit Baudson

Cette semaine, j’inaugure une petite nouveauté : une fois par mois, en plus de l’agenda habituel, il y aura un aperçu de l’agenda d’une personnalité qui fait bouger notre ville. Le premier à avoir accepté de se coller à l’exercice est Uman.

Quoi ? Tu ne connais pas Uman ? Je le laisse présenter lui-même “sa” gueule. Ecoute d’abord, puis reprends tranquillement ta lecture…

La première fois que je l’ai vu, c’était lors d’un show à Flagey, pour son album L’Aventure c’est l’Aventure. Je me souviens que la foule se pressait au bar et que l’annonce de son concert s’était fait discrètement, donc peu de monde dans la salle, au début de celui-ci. Véritable homme de scène, soutenu par un très bon répertoire, il est parvenu à nous mettre le feu.

Depuis, quelques années sont passées, quelques autres albums et des nouveaux morceaux sont sortis et des liens amicaux se sont même noués entre nous.

Je profite donc de son anniversaire pour coller mon agenda au sien et l’aider à fête cela dignement !

Il est l’heure de te présenter le programme !

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La crise du disque… bleu

Aliette Griz

Baisse la tête, Coups de gueule, Evere, Mobilité

 

À :
Rauwers Gestion du Stationnement
Rue Royale Sainte-Marie, 1
B-1030 Bruxelles

Copie :
Commune d’Evere
Service du Stationnement
Square Hoedemaekers, 10
1140 Evere

Bruxelles, le 31 janvier 2012

A l’attention de Madame N. C.

Madame,

 

Objet : Acquittement du billet de stationnement et transmission d’un billet d’humeur gratuit

 

 

Faisant suite au billet de stationnement reçu à Evere le 20/01/2012 11h42 à rue Jacques Ballings, 48 ; à mon courrier de réclamation du 20 janvier 2012 (zone bleue pas signalisée), et à votre réponse du 24/01/2012 (« c’est un règlement Communale »), je vous informe que je prends acte de l’absurde de la situation : ça m’énerve, mais je n’ai pas que ça à faire,  contester, donc je vais payer.

Avant, juste avant, j’aimerais vous écrire une dernière lettre avant l’oubli, pour garder une petite trace de ce minuscule (quoique rageant) moment de ma vie de citoyenne : la sanction tarifée !

… Bruxelles, il y a… Cinq ans. On peut rêver, à tout ce qu’on a fait ou pas, en cinq ans. À nos folies en voiture, notre relative insouciance, posons-nous, là, ici, quelque part, avant la recrudescence des véhicules automobiles, avant les sociétés de recouvrement de billets de stationnement, avant vous, et un peu avant moi : je ne conduisais pas tellement, en ce temps-là…

Mais c’était un bon temps, et ce matin, au moment de virer la somme de 22,00 € sur le compte de votre société, j’aurais une pensée émue pour la ville dans laquelle nous habitions, il n’y a pas si longtemps, nous autres, automobilistes inconséquents, pas encore concernés par les disques bleus, et toutes leurs subtilités, les rétributions, et toutes leurs justifications…

Comme nous étions peu préparés à ça, à cette légère, ça a commencé par une rue ou deux, une zone ou deux, sous prétexte de réels problèmes de stationnement, dans des quartiers trop fréquentés ; sous prétexte de faire place les uns aux autres, aux voitures des uns ou des autres, deux heures maximum, qu’on ne s’éternise pas, ou qu’on paie, ou qu’on tourne les disques, on saurait bien s’organiser, on a su, fait de notre mieux, et on continuera, toujours un peu largués, pas à l’abri du porte-monnaie sans monnaie, de l’instant d’inattention, ou de la méconnaissance de toute l’attention requise : automobiliste, ouvre l’œil et le bon, tu es peut-être déjà dans une zone à risque… euh, à disque.

Et puis, et puis, une fois le processus, enclenché, c’était sans doute impossible de s’en tenir, à quelques rues, quelques communes, parce que tout ça allait finir par déborder, si on laissait une rue de côté, elle risquait l’envahissement de tous les hurluberlus, (non mais les gens ont de ces stratégies de rébellion, parfois !) qui ne veulent ni payer ni tourner, ou qui tout simplement n’ont pas le choix (bon dieu, c’est pas simple de courir à sa voiture toutes les deux heures… quand on travaille). Alors, les communes ont zoné, un peu partout, pas tout à fait, mais presque, on n’avait qu’à se débrouiller, et vivre avec un chronomètre dans le ventre (ou dans la tête), un peu partout, même dans des rues relativement peu encombrées, peu signalisées… avec des équipes de choc pour contrôler tout ça, et des petits papiers, et des dossiers, et des amendes de plus en plus salées (c’était pas 15,00 €, l’année dernière ?) et des horaires de plus en plus décalés (jusqu’à 20h30, dans les quartiers où les gens seraient susceptibles de sortir un peu, donc de mettre la dernière pièce avant de s’amuser.)

Ah oui, on en a eu, du bon temps, et on en aura encore, sans doute, malgré tout. Et puis, si on n’est pas content, on n’a qu’à marcher un peu, ou prendre le tram, le métro, le bus, rouler à bicyclette, faire du co-voiturage, non ? Ou s’amuser à lire ça et ça : A interpréter dans toutes les positions. Ça nous tiendra en haleine avant la prochaine infraction, c’est sûr.

J’adresse copie de la présente au service de stationnement de la Commune d’Evere. Je n’ai pas reçu de réponse à ma précédente lettre, et je ne me souviens plus du nom du Monsieur qui m’a gentiment conseillé de payer, et non, on ne peut pas faire de réclamation, c’est bête mais c’est comme ça, que j’ai eu au téléphone ce matin.

Bien à vous.

Aliette Griz

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Il est temps de s’adapter…

Aliette Griz

Bruxelles, Saint-Josse-ten-Noode, Théâtre, Urbanisme, Vu à Bruxelles

Les 39 Marches
d’après Buchan  et Hitchcock 

Mise en scène Olivier Massart

“Et bientôt, sans plus se poser de questions, on redémarre et on fonce à nouveau…”

Les soirées théâtre, abonnement, organisation agenda, dernière minute partir, être à l’heure… arriver toujours un peu essoufflés, avec aucun recul sur ce qu’on va voir, c’est un petit plaisir, de ne pas être prêt, à rien, et donc à tout, installés, pour consommer un produit culturel un peu différent, en temps réel, des acteurs, avec tous les risques de réussite et / ou de ratage que cela comporte, y aller les yeux fermés… Mais pour une fois, je me posais un peu plus de questions, il y avait de l’adaptation dans l’air.

Abonné du Public, Olivier Massart ne t’est pas inconnu, puisqu’il joue rejoue, (surjoue?) déjoue tous les ans, depuis des années… (Le Dieu du Carnage , Don Juan …), et c’est donc avec la curiosité du spectateur qui veut voir comment l’acteur, va se transformer en metteur… (transposition…) que tu graviras les escaliers vers la salle de voûtes.

Traduire, convertir, un média dans un autre, un livre en film, un film en pièce… passer dans un autre registre, trouver la conversion, c’est un exercice risqué, et parfois franchement inutile. Pourquoi, qu’est-ce qu’on fout tout le temps, à ressasser, les trucs, est-ce qu’on va se perdre dans le ressassement ? Mais ça tombe bien, j’ai envie d’une année ressassante, (rassasiante ?) une année où le vu, le lu, l’entendu, soit aussi, du déjà-vu, déjà-lu, déjà entendu… Syndrome pré-alzheimer ?

Comme d’habitude, on avait pesté contre l’éternel bouchon, direction du quartier Madou (quand, mais quand les travaux seront-ils terminés ?), réjouis, malgré tout, d’être passés entre les gouttes à trois roues, et de continuer la soirée dehors plutôt que dedans, dans le noir, plutôt qu’éclairés, sans bouger, on ferait de notre mieux. GSM éteint, mais pas les sens.

Les 39 Marches, donc, reprise du livre de John Buchan  (pas lu) et surtout du film d’Alfred Hitchcock  vu il y a… 20 ans ? (Avant l’Internet, en tout cas). Adapté pour la scène anglaise par Patrick Barlow
en juin 2005, et traduit en français par Gérald Sibleyras… Quatre intermédiaires avant d’en arriver là, au Public, ce jeudi soir de première, la salle pleine sans être comble, tant mieux, je déteste être collée, complètement scotchée aux autres, en boule sur les sièges rabattables.

J’avais gardé un souvenir brumeux des 39 Marches, les brumes de ma mémoire et de l’Écosse… Mais une chose était claire : ce n’était pas le film le plus évidemment fait pour la scène, l’adaptation relevait même d’une sorte de défi, et comment ça serait possible, là, Londres / L’Écosse, Août 1935… dans la Salle des voûtes ? … Ça le serait, pourtant, envers et contre toutes les cascades, les dérobades, et les rigolades, ça l’était, dès la deuxième scène, plus ou moins, assez vite, en tout cas, en plein échauffement, ça commençait huis clos, dans une chambre, et ça posait tout de suite, il le fallait, la question de qu’est-ce qu’on allait bien pouvoir faire de sa vie ? Nom : Hanay, Prénom : Richard. Pas grand-chose, ce n’était pas (encore) un grand nom, attention à ne pas se vouloir un autre, et à tout faire pour ça, on le verra, c’est risqué.

Les 39 Marches, c’était le premier film dans lequel Hitchcock avait recouru au fameux “MacGuffin”, le nom de l’alibi qui fait courir les protagonistes, d’autant plus efficace qu’il reste abstrait, fantasmé. Le MacGuffin, c’est à la fois le ciment de l’histoire, et ce qui lui échappe totalement, il n’a de pouvoir que parce que chaque spectateur, avec les acteurs, l’investit d’une importance capitale, ce qui permet d’enclencher de folles péripéties.

Alors, une fois installée, même un peu zombie, la question c’était, le MacGuffin, facile de l’utiliser au théâtre, mais le reste, le film, ce film d’action et d’espionnage, je regardais le décor : deux malles, un fauteuil, un cadre de fenêtre… ça paraissait mince. Adaptation intériorisée ? Action racontée ?

Dans Les 39 marches, le MacGuffin, c’est une série de plans qui semblent avoir été dérobés… Par qui ? Pourquoi ? Comment ? Nous n’en saurons rien. Le film, à travers son personnage principal, court à la poursuite du moindre élément relié, le nom d’un lieu, une femme, qui, pourtant, ne veut pas faire partie de l’histoire… Toutes les petites coïncidences qui restent bien souvent complètement à plat dans toute vie, croiser telle personne alors qu’on poursuit tel but, et bien, dans le film, tout est en relation.

La pièce pousse le principe un peu plus loin, (pas trop loin non plus : il n’est pas question que quiconque, les acteurs… les spectateurs… quittent la salle en courant pour arrêter le moindre complot, et pourtant), il va falloir prendre le train, s’échapper, se faire prendre, s’évader à nouveau, trouver tel lieu en Écosse, pour re-raconter cette fichue histoire d’espionnage un peu folle. Il va falloir que le décor, lui aussi, s’adapte, et que quoi que ce soit, ce n’est plus cela, ou encore autre chose : une malle, un siège de train, un lit, c’est cela aussi.

A quoi ça fait penser ? Pour ceux qui ont adoré Top Secret et remis ça avec plaisir avec OSS 117, mais qui n’ont pas peur de vivre le tout assis sur un siège un peu spartiate, avec des effets spéciaux encore plus spartiates…

Allez-y ? Mais oui, foncez, c’est le moment, il n’y aura pas de place pour tout le monde, sûrement pas, et c’est regrettable, parce qu’il est temps, de rire bêtement, de toutes sortes de gags éculés, de se régaler de la fidélité de l’adaptation, (tout ce qu’Hitchcock a filmé sera joué), et de se féliciter de l’inédite belgitude du tout… C’est en ce moment, chaque soir ou presque, (relâche les dimanche et lundi) le moment de courir (sous la pluie ou pas) après une vie plus mouvementée, d’en faire un roman, d’espionnage, d’amour, de vérité, et de mensonge.

 

 

(Petite parenthèse sur les spectateurs, de Bruxelles et de Paris… À Paris, il y a dix ans… les spectateurs se levaient assez vite, aimaient bien ça, la standing ovation, un sport bien pratiqué. À Bruxelles, pudeur ? Garder ses distances ? Redescendre sur terre en douceur ? Le succès est là, indéniable, dans les applaudissements, mais on ne se lève pas, on ne hurle pas son enthousiasme comme ça.)

Les critiques de l’adaptation française…

Les 39 Marches arrive 3e au top des votes des spectateurs dans le Mad

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